THE GOLDEN AGE (of nothing)

by NLC

“The Golden Age of X” usually refers to a time when “X” was at its best. So the title of the new album by French duo Nouvelles Lectures Cosmopolites (Julien Ash and Alois L.) seems to suggest that in our current day and age, nothing is at its best. Perhaps this is the very reason why they make music at all, to contrast the general fucked-up-ness of things with something beautiful?

“The Golden Age (of nothing)” is an album of strong melodies, often carried by NLC's distinctive use of the violin as lead instrument. And even more than their previous releases on attenuation circuit, this album displays a very strong pop sensibility. A good deal of the tracks are actual songs, with French and English lyrics, not just instrumentals. From heavily flanged “early Cure”-style guitars over dark layers of sawtooth electro bass chords to bone-dry quasi-triphop beats, NLC and their guests Christian Gonzalez, P-Y Lebeau and Liesbeth Houdijk combine the best ingredients from a multitude of leftfield pop genres. The result is an album which, for all its seductive melodies, is also very much a composition with SOUND. The mournful violin is contrasted with what sounds like a squad of helicopters; fireworks (or bombs) explode outside the concert hall; and these contrasts tell their very own story about the conflicts and contradictions of our own Golden Age of Nothing.

File under: electropop, gothic, krautrock, psychedelic

ACU 1048

factory-produced CDr in cardboard sleeve

Released in 2022

limited to 100 copies

price: 7.00 EUR (excl. postage)

NLC are Julien Ash & Aloïs L.
Guests: Christian Gonzalez, P-Y Lebeau and Liesbeth Houdijk
Digital mastering by Aloïs L. August 2022
Sleeve by Agent MS and Julien Ash

This is the first NLC album in NLC's new era (starting 2021) with the complete historical line-up, as in Threatening Devices. Recorded from Dec 2021 to August 2022, it's a kind of dark-pop opus slightly different from the other releases, but contains some songs which were used by Grosso Gadgetto as "Materia Prima" for remixes in "Snake Moult".

nouvelleslecturescosmopolites.bandcamp.com

Also available here: http://www.discogs.com/seller/dependenz?sort=price&sort_order=asc&q=attenuation+circuit&st

Review

BAD ALCHEMY

Mit The Golden Age (of nothing) (ACU 1048, CDr) tragen NOUVELLES LECTURES COS­MOPOLITES dem Offensichtlichen Rechnung, dass uns Hänsen im Glück zuletzt noch der Stein aus den Händen gleitet, den wird downgradend eingetauscht haben. Und man könnte ja tatsächlich darüber streiten, ob die märchenhaften Verklärungen von angeblich Gewesenem nicht die eisernen, tönernen, papierenen und digitalen Stufen zu unrecht als Schwund schlechtgeredet haben. Gibt es einen Weg, der sich zeigen lässt ('Show me the Way'), ein Ziel, das sich erfliegen lässt ('Learning to fly')? Irgend eine tangentiale An­näherung ('Tangentielles') an die Y-Achse ('Epsylon') eines Fortschritts? Oder ist das alles nur schwindelerregend ('Vertigo'), weil nur ein Schwindel? Wäre schon was gewonnen, wenn man der Kollision ausweichen könnte ('Esquivel la Collision')? Mag schon sein, dass zwar nicht jedem, aber doch so manchem Anfang ein Zauber innewohnt, und dass 'The invisible Path of Golden Age(s)' diese Anfänge zu einer Kammlinie hervorheben kann. Dazu muss man nur die Kehrseiten und die Verfallsphasen untern Teppich kehren. Oder besser noch wie Julien Ash & Aloïs L. (mit noch Christian Gonzalez, P-Y Lebeau und Lies­beth Houdijk) zeigen, dass den Nachgeborenen ja immer noch der ganze Fächer bleibt von traurigkeitsgenüsslicher Nostalgie mit elegischem Piano und wehmütiger Geige, von keifender Beschwerde, von wurstigem Was soll's mit umeinanderzuckendem Elektropop zu murrendem Bass. Knöcheltief in Soundmulm klingt die Geige umso inniger. 'Ebsidion' als neofolk-melancholischer Lalala-Song, 'Tangentielles'/'Silence minéral' und 'Esquive...' als Chansons und 'Vertigo' wieder als Wave-Song zu Keys-Staccato und Fuzzbass, ist das straight, oder ironisch? Wer so Trübsal pickt, lasche Beats federn lässt und launige Tüpfelchen setzt, wer die Lyrics so dandyesk intoniert wie Ash, der liefert zur Tristesse das lakonische Schulterzucken und die coole Distanzierung gleich mit. Mir jedenfalls kommt das ambig vor, und ich bleibe dabei, so wie da der Beat klappert und stampft, der Bass surrt, die Geige bebt und helle Sounds dennoch das Pathos überpixeln.

http://badalchemy.de/

Review

De Subjectivisten

Maar liefst 15 jaar geleden heb ik mijn laatste recensie geschreven over één van mijn favoriete Franse projecten Nouvelles Lectures Cosmopolites, dikwijls afgekort als N.L.C., dat al sinds 1990 bestaat. Het is het soloproject van Julien Ash (een pseudoniem), die ook solo en in Maelstrøm en A Sparrow-Grass Hunt van zich heeft laten horen. Dit project is van industriële gitaarmuziek naar een caleidoscopische kruisbestuiving van middeleeuws en klassiek getinte muziek, ambient, wereldmuziek en zelfs pop en trip hop geëvolueerd. Nu is N.L.C. terug met The Golden Age (Of Nothing) en bestaat de groep naast Julien ook uit zijn zoon Aloïs L., die inmiddels een componist, violist en sound engineer is geworden en in het verleden ook wel eens te horen was op N.L.C. albums. Dat heeft 9 nieuwe tracks opgeleverd van een dikke drie kwartier lang, die compositorisch sterk in elkaar steken en zeker ook in de elektronische stukken uitblinken. Ze dikken dit aan met wave, neoklassieke, wave en synthpop, waarbij ze ook violen inzetten, Hoewel ze het helemaal naar het hier en nu hebben gebracht is het toch zo dat het typerende, niet echt te duiden geluid van N.L.C. weer boven komt drijven. Ze krijgen nog hulp van Christian Gonzales (synthesizer) van Grosso Gadgetto en het duo en Liesbeth Houdijk en gitarist Pierre-Yves Lebeau, beide uit Hide & Seek en A Sparrow-Grass Hunt, die hier in een paar tracks voor fraaie vocale bijdragen zorgen en The Cure-achtige melancholische gitaarpartijen. Ter referentie moet je daarnaast ook denken aan Frédéric Truong, Tangerine Dream, Ennio Morricone, Rodrigo Leão, Portishead, Beak> en hun andere projecten. Het is echt een subliem album geworden en daarmee een fenomenale terugkeer.

https://subjectivisten.nl/het-schaduwkabinet-week-45-2022/

Review

Litzic

Sorti du silence.
Quand on pense que cet homme est resté muet durant quatorze ans… Depuis son retour aux affaires en janvier 2021, Julien Ash, grand gourou des Nouvelles Lectures Cosmopolites, a livré pas moins de vingt et un albums ! Le vingt-deuxième, qui nous occupe aujourd’hui le voit ici revenir en formation élargie avec un « Golden Age (Of Nothing) » protéiforme et passionnant.

Pour autant, ce n’est pas en terrain totalement inconnu que nous abordons cette dernière livraison. En effet, le noyau dur de ces NLC nouvelle mouture, constitué de Julien Ash et Aloïs L., lui, ne change pas. Le père et le fils restent aux commandes du vaisseau amiral et impriment fortement leur marque sur cet opus (on y reviendra). Mais avec Christian Gonzalez (Grosso Gadgetto) aux beats et synthétiseurs, Pierre-Yves Lebeau à la voix et aux guitares et Liesbeth Houdijk aux voix, c’est quasiment un super groupe dans la plus grande tradition des Blind Faith ou Traveling Wilburys auquel nous avons affaire ici. Que l’on se rassure : contrairement aux projets précités, la montagne n’accouchera pas d’une souris.

En outre, il est important de préciser qu’il n’y a rien de passéiste ici, mais un mélange d’expérimentations et de classicisme pour un résultat… très pop.

Comme un air de Bowie.
En effet, dès « Learning to fly (cloudy mix)« , le ton est donné : basse synthétique obsédante, arpeggiators glacés, boucles rythmiques, le tout au service d’une composition où la mélodie prime sur les expérimentations ; on est plus près du Bowie de « Scary Monsters » ou d' »Earthling » que des drones lancinants de « Cave Crawlers » ou du plus récent « Per Ore« . Les instrumentaux « Show me the way » et « Epsylon » participent également de cette veine mélodique.

« Ebsidion« , le premier sommet de l’album, accentue encore cette impression. Pure pop song aux arrangements classieux portés par la voix de Pierre-Yves Lebeau et les choeurs de Liesbeth Houdijk, ce morceau évoque le meilleur de la musique anglaise. Le violon d’Aloïs L. y fait merveille, aussi bien dans ses excursions solitaires que dans les subtils pizzicatos qui viennent ponctuer le morceau.

La rythmique claque -mais sans lourdeur- et l’économie de mots nous emmène loin. NLC s’autorise là quelques digressions floydiennes, sans pour sombrer dans le bavardage inutile. « Vertigo« , autre sommet de l’album, emploie les mêmes ingrédients auxquels viennent s’ajouter quelques déflagrations franchement rock et un riff de guitare entêtant qui aurait toute sa place sur le « Station To Station » du Thin White Duke. Guitare, voix : Pierre-Yves Lebeau donne sur ce titre toute la mesure de sa palette vocale et de son talent, s’autorisant des envolées du plus bel effet.

Derrière, Julien Ash et Aloïs L. lâchent les chevaux et leurs beats qui tabassent. Surprise, le morceau s’achève en forme de ballade gothique cold à la Dead Can Dance. Ces gens-là savent tout faire. Sceptique(s) ? Les deux versions de « Tangentielles » et « Esquive la collision » achèveront de vous convaincre : ces morceaux réussissent haut la main l’examen de passage de la langue de Shakespeare à celle de Molière.

Une pièce maitresse.
Le cas de « Tangentielles » est, à ce titre, extrêmement intéressant. Il expose à lui seul toute l’étendue du talent du groupe. Si la première version prend son temps et se développe sur sept minutes sans que le moindre ennui ne vienne poindre, « Tangentielles » (silence minéral) joue, elle, la carte de la miniature épurée à la mélodie sublime et aux arrangements exquis. Le texte onirique de Pierre-Yves Lebeau, tout en association d’idées, flirte avec le surréalisme. Dans les deux morceaux, l’équilibre est parfait ; impossible de les départager. Paire d’as.

Et Julien Ash dans tout cela ? Que l’on se rassure, le Grand Timonier des NLC, s’il semble se mettre en retrait avec une élégance qui l’honore, apparaît finalement comme le véritable maître d’œuvre du projet. Ses machines forment l’architecture souterraine de l’ensemble, soutenant les compositions et apportant ce liant qui donne son unité à l’album. Nappes sépulcrales et bidouillages bruitistes à la Jim O’Rourke sur « Esquive la collision », piano et field recordings sur l’ouverture néoclassique « Show me the way« , drones ambient et expérimentations sur « The Invisible Path Of Golden Age« , Ash est partout, narrateur omniscient de son oeuvre, metteur en scène s’effaçant derrière une création pour mieux en habiter chaque mouvement.

Un chef d’oeuvre.
Ne lésinons pas sur les mots : « The Golden Age (Of Nothing) » est un chef-d’œuvre. Pas moins. De la trempe d’un Bowie, avec lequel il partage cette subtile balance d’expérimentation et d’accessibilité, cet album dissimule toutefois, derrière une apparente immédiateté, une complexité (et donc une richesse) que l’on ne saisit qu’après plusieurs écoutes. Celles-ci seront donc hautement recommandées. Pourquoi pas en CD ? « The Golden Age (Of Nothing) » est paru le 4 novembre sur ce support sur la page Bandcamp du groupe et chez les Allemands d’Attenuation Circuit.

https://litzic.fr/album/nlc-the-golden-age-of-nothing/

NLC THE GOLDEN AGE (of nothing) cover front
NLC THE GOLDEN AGE (of nothing) cover back
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